Le cinéma africain célébré à Ottawa

Devenu premier ministre de l'un des pays les... (Courtoisie)

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Devenu premier ministre de l'un des pays les plus riches d'Afrique, Patrice Lumumba a connu un destin tragique que le cinéaste haïtien Raoul Peck retrace dans Lumumba.

Courtoisie

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Le Festival du film africain d'Ottawa inaugure sa toute première édition vendredi soir avec la projection en français du film béninois Africa Paradis, de Sylvestre Amoussou, une comédie dramatique située dans un futur imaginaire où l'Afrique serait entrée dans une ère de grande prospérité, tandis que l'Europe aurait sombré dans la misère et le sous-développement (à 19h, à l'Université Carleton).

L'affiche mélange les genres et les pays représentés. Une quinzaine de films africains - dont plusieurs courts-métrages - seront projetés jusqu'au 25 octobre à l'Université Carleton, certains ayant déjà été récompensés lors de festivals internationaux. Présentés en version originale, plusieurs d'entre eux le seront en français, sous-titrés en anglais.

Aboubakar Sanogo, l'organisateur de la manifestation, a tenu à prendre en compte «l'excellence esthétique et la représentation géographique» dans ses choix de programmation. Ce professeur de cinéma à l'Université Carleton, spécialiste du cinéma africain, du documentaire et du cinéma colonial a sélectionné 14 films provenant de 13 pays africains, ainsi que d'Haïti. On y retrouvera le film Lumumba du cinéaste haïtien Raoul Peck, épopée sur l'indépendance du Congo en 1960 (25 octobre, à 16h).

Le continent absent

«L'Afrique manquait», reconnaît M. Sanogo au sujet de la programmation cinématographique dans la région. Et pour cause: l'Institut canadien du film (ICF) propose annuellement son Festival du film de l'Union européenne, le Festival du film des droits de la personne, ou encore le Festival du Film balte et nordique... mais l'Afrique? Seule la Nouvelle Scène a annoncé une rétrospective de trois jours, au printemps prochain, de films provenant du festival montréalais Vues d'Afrique.

L'ICF s'associe naturellement à ce nouveau rendez-vous cinéphile; un partenariat qui regroupe également les départements d'études cinématographiques et d'études africaines de l'Université Carleton ainsi que le Groupe des ambassadeurs africains et hauts commissaires accrédités au Canada.

Parmi la programmation, citons le film d'animation grand public Soundiata Keïta, le réveil du lion (samedi, 14h), le long-métrage Pégase, du Marocain Mohamed Mouftakir, une histoire de viol et d'inceste campée dans la campagne marocaine (vendredi 23 octobre, 19h) ou encore Price of Love, l'amour impossible entre un chauffeur de taxi et une prostituée à Addis-Abeba, filmé par l'Éthiopien Hermon Hailay (samedi 17 octobre, 19h).

Aucun débat ni rencontre avec des réalisateurs n'a été prévu, mais Aboubakar Sanogo se dit confiant pour les prochaines éditions éventuelles. Son festival commence à peine d'exister.

Pour y aller

Quand? Jusqu'au 25 octobre

Où? Théâtre de l'édifice River, Université Carleton

Renseignements: www.cfi-icf.ca

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