Un électron libre de la zumba à Molokaï

Dee Ciple....

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De la Colombie à la Thaïlande en passant par le Liban et le Tchad, on pourra faire le tour du monde à travers trois jours de mets, de musiques et de danses traditionnelles, grâce au Festival des cultures Molokaï, qui débute vendredi.

Au programme, beaucoup d'activités gratuites... et quelques-unes payantes, dimanche, notamment le spectacle de Patricia Cano, en soirée, ainsi que la grande séance de zumba matinal encadrée par Dee Ciple et ses invités, de 10 h à midi.

Dee Ciple - Duanse Bellot de son vrai nom - n'est qu'un simple «instructeur», et non pas à proprement parlé un «ZES» - ou, pour les non-initiés, un Zumba Education Specialist, titre décerné par l'entreprise Zumba® à ses formateurs dûment agréés. Mais le jeune trentenaire promet «2 h de zumba endiablée », sans avoir le sentiment de devoir s'en excuser, ni de rendre des comptes à Madame Zumba, si elle existe.

«J'ai zéro formation en danse. C'est juste moi et mon corps et mon cerveau», rigole Duanse Bellot, avant de préciser qu'il a tout de même obtenu, en 2012, une certification en zumba.

Avant de découvrir ce programme de remise en forme inspiré des danses latines, ce danseur et chorégraphe né à Ottawa d'origines haïtiennes s'est sculpté une solide «réputation en danse urbaine», se montrant aussi à l'aise dans les techniques de break dance et les moves de hip hop que dans la maîtrise des pas de danse sociale.

«Danseur instinctif»

Il se présente comme un «danseur instinctif», qui, même lorsqu'il se présente à des concours - ce qu'il dit continuer de faire, avec une certaine régularité et beaucoup de succès - préfère improviser ses mouvements plutôt qu'arriver avec des chorégraphies déjà formatées. «Et je remporte presque toujours un diamant.» Cette gemme métaphorique correspond à une note de plus de 95 % obtenue en compétition, éclaircit-il.

À l'âge de huit ans, Duanse Bellot remportait sa première compétition de danse, indique la biographie qu'on trouve sur son site Internet. «Dès que j'ai entendu la musique, tout petit, je me suis mis à danser. Mais ce n'est qu'après Dy-Verse que j'ai su que je pouvais en faire une profession.» À 22 ans, il fonde à Ottawa le Dy-Verse Elite Dance Crew, une troupe de danse non-professionnelle; l'aventure a duré 6 ans, ponctuée de belles réussites compétitives, assure-t-il. Sauf qu'elle ne lui a jamais permis de gagner sa croûte - contrairement à la zumba, qu'il enseigne depuis trois ans, à Hull et à Aylmer.

Son grand plaisir, c'est d'enseigner aux débutants, et aux enfants. « Parce que c'est comme ça que ç'a commencé, pour moi... » Et de déboulonner les stéréotypes associés à la Zumba, comme le fait que ce n'est pas une activité très physique. « C'est bon pour la relaxation, le moral, et pour la santé. Ça peut être très thérapeutique, suivre un rythme, quand tu es émotionnellement dans un passage à vide », soutient-il.

Sans l'habilitation « ZEC », mais avec bonne humeur et passion, Dee Ciple a organisé ou participé à une dizaine de zumbathons, dont un au profit de l'organisme Enfant Soleil, le mois dernier.

Le danseur aime préparer ses propres mixes, puisant tant dans la musique internationale - «dance hall, reggae, soca... il peut même y avoir de la techno» - que dans le répertoire francophone, parfois, des chansons susceptibles de donner envie de bouger.

«J'aime, selon l'inspiration et les besoins du moment, ralentir ou accélérer la musique. Ça peut sonner ridicule, parfois, quand ce sont des chansons connues, mais ça fait beaucoup rire. Avec moi, il y a un côté comédie qui s'ajoute à la performance physique», dit-il, en promettant de rendre les festivaliers de Molokaï complètement addictés à ses chorégraphies improvisées.

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