Coup de foudre électronique

Dans une déferlante d'effets lumineux dernier cri, la... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Dans une déferlante d'effets lumineux dernier cri, la jolie Emily Haines a asséné un rock âpre et guttural, tiré en grande partie de son dernier album Synthetica.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

Maud Cucchi

Maud Cucchi
Le Droit

Retour vers le futur avec Metric en seconde (et dernière) partie de Bluesfest. Dans une déferlante d'effets lumineux dernier cri, la jolie Emily Haines a asséné un rock âpre et guttural, tiré en grande partie de son dernier album Synthetica.

Les claviers numériques, tantôt doux et prenants, futuristes et tarabiscotés ont accompagné l'enchaînement des morceaux livré d'une traite et sans transition. L'écoute fut quasi-religieuse, aux antipodes de ce qui se passa à quelques mètres de là en première partie de soirée.

Des déclarations d'amour à n'en plus finir, des baisers lancés à une foule en liesse, des f***ing tournés en mots doux, rien n'était trop beau pour le chanteur Abel Tesfaye, alias, The Weeknd pour émoustiller les festivaliers. Nominé une deuxième fois en 2012 au prix Polaris de l'album canadien de l'année, le groupe chatouille la curiosité de son hip-hop lascif, sophistiqué et mélancolique venu d'un Toronto qui ne dormirait que le jour.

Belle rencontre, hier soir, à la lueur des premières notes aiguës de High for this, sorti l'été dernier sur l'album House Of Ballons. La suite fut une histoire d'amour par paroles échangées avec un public averti et bien consentant. Coulèrent celles de Glass tables girls, d'abord, puis de Life of the party avant le véritable moment d'extase musicale. Il fallait voir le début de Next et ses airs de sainte-nitouche au piano, avant de s'envoler vers des cieux acides et hautement corrosifs. Brusque retour sur terre quand Tesfaye a flatté de ses longs doigts la cambrure du pied de micro. Le flirt de trop. On fermera donc les yeux pour mieux apprécier la fin sur The Birds (Part 1), et Crew Love de Drake.

Si les histoires d'amour finissent toujours mal, celle-ci s'est achevée par un déchirement: «J'aurais voulu rester toute la nuit, mais je ne peux pas» a-t-il osé lancer. Il ne voulait plus partir? Nous non plus.

Plus de détails dans LeDroit du 16 juillet 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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