FFO: une fin douce-amère avec Mohombi

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Mohombi s'est adressé à la foule du Festival... (Photo: Martin Roy, LeDroit)

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Mohombi s'est adressé à la foule du Festival franco-ontarien en français, mais c'est en anglais qu'il a enfilé ses succès.

Photo: Martin Roy, LeDroit

Valérie Lessard
Le Droit

La 37e édition du Festival franco-ontarien s'est terminée sur une note sûrement douce-amère pour les organisateurs de l'événement, samedi soir, avec la prestation de la tête d'affiche Mohombi.

Douce, parce que le virage entrepris avec la programmation de cette année a porté ses fruits: la foule, plus jeune (quoiqu'un peu moins dense que les soirées précédentes), s'est vraiment approprié la pelouse du parc Major comme un plancher de danse. En plus de relever avec un indéniable entrain le défi du FlashMob sur Bumpy Ride (la chorégraphie avait été répétée une dernière fois une demi-heure avant le spectacle).

Amère, parce que le public a ainsi dansé sur des chansons livrées... en anglais. Ce qui n'était pas tout à fait prévu, puisque Mohombi devait a priori interpréter 80 % de ses pièces en français. L'artiste n'a donc pas vraiment tenu promesse, hier. Certes, le natif du Congo s'est adressé à la foule dans la langue de son père - qu'il maîtrise d'ailleurs très bien. Mais c'est en anglais qu'il a enfilé ses succès, dont Dirty Situation, In Your Head, Say Jambo et autres Suavemente. Il aura fallu attendre Coconut Tree pour l'entendre pousser quelques notes en français pour la peine, ainsi que la version bilingue de la fameuse Bumpy Ride.

Le spectacle de clôture du FFO a vite divisé l'opinion publique. Pendant que les uns s'insurgeaient contre la haute teneur anglophone du contenu musical, d'autres profitaient de leur soirée sans se laisser déranger par la chose.

«Ça n'a pas de son sens! Ça ne fait pas honneur aux francophones!» rageait une Franco-Ontarienne, avant de quitter le site après seulement 20 minutes.

À quelques pas de là, une spectatrice dans la vingtaine soutenait pour sa part avoir acheté son bandana-passeport spécifiquement pour voir la vedette afro-suédoise. «Il nous parle en français et chante en anglais, je n'ai pas de problème avec ça», a soutenu la jeune femme.

Accompagné de six danseurs, d'un batteur et d'un DJ, Mohombi n'a pas lésiné sur les déhanchements et l'énergie pour séduire la foule. Il s'est d'ailleurs avéré franchement plus frappant dans ses chorégraphies que dans ses interactions avec le public.

Les gens ont dansé et sauté lorsque le chanteur était à l'avant-scène ou le leur demandait. Ils se faisaient cependant plus observateurs quand ses danseurs faisaient leur apparition... notamment lors d'un entracte de quelques minutes au cours duquel le chanteur est allé se changer, laissant sa troupe tenir le rythme avec plus ou moins de succès, en reprenant entre autres une chorégraphie de Michael Jackson devant l'écran géant sur lequel était justement projeté le vidéoclip de Smooth Criminal.

«C'est ça que ça donne, quand on devient une vedette instantanée et qu'on n'a pas de répertoire!» a lancé un spectateur, mi-figue, mi-raisin, au terme d'une deuxième livraison de Bumpy Ride (servie en guise d'unique rappel...FlashMob inclus pour une deuxième fois) et d'une prestation qui aura finalement duré à peine plus d'une heure.

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