Lust For Life, par Lana Del Rey ****

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CRITIQUE / Toujours mâtinée d'une certaine mélancolie (voire d'une mélancolie certaine), la voix de Lana Del Rey perce néanmoins les nuages lourds et sombres, sur cette nouvelle galette.

Les ambiances dans lesquelles elle baigne, pour voluptueuses et vaporeuses qu'elles demeurent, se teintent d'éclats de lumières. Dès lors, l'éternel charme suranné des pièces de Del Rey, jusqu'alors digne d'un Hollywood en noir et blanc, s'éclate en couleurs.

Ici, du rouge à vif quand elle se fait plus incisive et politisée sur God Bless America - And All The Beautiful Women In It et When The World Was At War We Kept Dancing We just want the fuck**g truth / Is it the end of America? » questionne-t-elle). Là, un jaune tendre quand elle chante avec Sean Ono Lennon Tomorrow Never Came, d'où se dégage un esprit beatle-esque dans les effets de c(h)oeurs.

Là encore, elle déploie le vert de l'espoir (magnifique et délicate Change, livrée piano-voix pour l'essentiel) ou s'enrobe de pourpre enivrant sur Groupie Love, sur laquelle A$AP Rocky ajoute son flow langoureusement suggestif.

Et si elle fait chalouper White Mustang au pas, elle finit par trotter allégrement vers l'horizon, tendue vers le bleu du ciel, sur Get Free. Et on l'y suit, les oreilles ravies.




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