Humanz, par Gorillaz *** 1/2

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CRITIQUE / Musique électronique peut-être, mais surtout foisonnante et internationale, que l'on pourrait écouter au kilomètre en boucle (et pourquoi pas en décapotable).

Gorillaz, groupe créé il y a une vingtaine d'années par deux Anglais, Damon Albarn et Jamie Hewlett, a le courage de ses ambitions pour son retour après sept ans de silence : pas moins de 26 titres à découvrir sur un disque-fleuve qui multiplie les collaborations vocales et les styles (électro, hip-hop, rap et R&B).

On y entend la vedette jamaïcaine Grace Jones sur fond de rythmiques incantatoires, la voix soul emphatique de Benjamin Clementine dans un hallelujah torturé, la chanteuse française Jehnny Beth exhortant « on a le pouvoir de s'aimer ! ».

Humanz ne s'embarrasse pas d'un fil directeur, outre l'absence d'instruments acoustiques. Impulsive, joyeusement bordélique, cette version humaine de Gorillaz a l'expérimentation électro généreuse et multidirectionnelle.

L'album est inégal (interludes dispensables), mais dans ses moments d'incandescence, l'alchimie fait des étincelles.




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