Sincerely, Future Pollution, de Timber Timbre ***1/2

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CRITIQUE / On ne pourra pas accuser Timber Timbre de manquer de logique.

Après les années 50 (Timber Timbre), 60 (Creep On Creepin' On) puis 70 (Hot Dreams), Taylor Kirk et sa bande (sans la violiniste Mika Ponen, mais toujours avec Simon Trottier et les Outaouais Mathieu Charbonneau et Olivier Fairfield) propulsent leur quatrième opus dans les années 80.

Si la pièce Western Questions fait un clin d'oeil aux ambiances noires à la Ellroy et trames à la Morricone de Hot Dreams, on flotte principalement dans des espaces texturés, envoûtants, misant sur des claviers et séquenceurs rappelant Talk Talk et Talking Heads (comme sur l'instrumentale Skin Tone) ou Nick Cave (l'interprétation de Kirk sur Moment, particulièrement).

On entend surtout l'influence indéniable de David Bowie, tant dans l'esprit de Velvet Gloves & Spit que dans la voix de Kirk sur Grifting et Sewer Blues.

Rien de plaqué, ici, toutefois: le groupe s'approprie cet héritage pour faire vibrer sa musique dans sa propre dimension.




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