Petite Afrique, de Somi ****

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

CRITIQUE / Somi métisse le jazz et la musique de ses racines africaines dans l'énergie cosmopolite de New York, son bercail.

Régulièrement comparée à Nina Simone, Miriam Makeba et Dianne Reeves, l'Américaine livre un album à la hauteur de sa réputation.

Petite Afrique puise son inspiration dans les rythmes et sonorités de Harlem. Plus précisément, dans les respirations de ces quelques rues où a élu domicile la diaspora ouest-africaine, francophone et musulmane.

Les mélodies sont délicates (façon Englishman in New York de Sting - que Somi adapte ici à son identité de femme africaine), mais groovent, poppent, swinguent! Ses compositions (très) originales vibrent de percussions ethniques, piano, voix masculines et cuivres souriants, sans s'interdire ni harpe, ni violons.

Du jazz doux et élégant, mais coloré. Glorieusement vivant. Populaire.

On imagine Somi et sa bande en concert sur un terrain de basketball grillagé. À l'heure où résonne l'appel à la prière du muezzin. Sa voix feutrée tutoie instantanément. Son regard sur l'immigration séduit. Somi - qui est par ailleurs anthropologue, auteure et conférencière TED - convertirait n'importe quelle oreille allergique au jazz.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer