The Navigator, par Hurray For The Riff Raff *** 1/2

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Éraillement , voile léger, nasillement : Alynda Segarra porte ces petites fêlures dites «pathologiques» (dans les manuels orthophoniques), pourtant bien séduisantes.

Son groupe, Hurray For The Riff Raff (Vive la racaille), fait dans le folk très alt'. Sombre, sans être gothique. Urbain, poussiéreux, mais pas crotté. The Navigator retrace le parcours de vie, un brin cahotique, de Segarra. Elle évoque son enfance dans le Bronx, fillette «élevée par la rue». New York, vue d'en bas. Ou ressentie d'en haut : vue plongeante depuis cet appartement du 14th Floor, où se répandent le 'bruit et l'odeur' de casseroles latino partageant leur liesse de quartier. Les origines portoricaines de la chanteuse se révèlent sous les rythmiques de Rican Beach. L'amatrice de punk-hardcore qu'elle fut s'est assagie: c'est fier comme un brasero, mais doux. Sa fibre (sa tripe) poétique - presque spoken word, parfois - nous a confusément rappelé Marianne Faithfull et Lou Reed. Qui s'en plaindra ?




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