Rêvolution, de IAM ***1/2

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CRITIQUE / Les grands frères du rap français célèbrent cette année la double décennie de leur opus culte L'École du micro d'argent. Rien pour nous rajeunir...

Ce n'est pas anodin si le titre de leur nouvel album cousine avec le style Stéphane Hessel : Rêvolution.

Moins viscérale que cérébrale, la musique d'IAM continuer de jouer avec les mots pour parler politique. Et ça va mal...

Pas de nihilisme ni d'exhibitionnisme, mais la volonté d'aller au-delà des cris. Démonter les discours creux, contrer le sentiment d'immobilisme ambiant et faire rimer d'inextricables réalités : «dur de toucher les nuages quand l'esprit est en béton, comment tu veux regarder le ciel quand t'as la tête dans le guidon ?»

Le flow est nonchalant mais le propos détonnant. Les membres du groupe marseillais, côtoyant la cinquantaine, ont encore beaucoup de choses à dire (19 titres !). L'album s'écouterait presque comme une lettre de France, plutôt inquiétante.

Avec ce post-scriptum, en duo avec la voix solaire de la Montréalaise Meryem Saci : «On sait qu'un jour ou l'autre, il fera bien plus beau.» Ouf !




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