Nuda, par Andrea Ramolo *** 1/2

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CRITIQUE / Délaissant Cindy Doire (sa complice du duo Scarlett Jane), Andrea Ramolo se présente seule (Da Sola) et nue (Nuda) pour dévoiler, sur deux disques qui n'en font qu'un, toute sa vulnérabilité.

Nuda a été composé dans la douleur des remises en questions, à une période où Andrea Ramolo se résolvait à «dire adieu à la femme qu'[elle] croyait être», et apprenait à balayer ses «lambeaux» perdus. Ce poignant Nuda capture précisément son combat identitaire.

Ce disque «folk noir» où perlent les guitares indolentes, aux mélodies plus délicates que graves, a la densité des voyages intérieurs. À la réalisation, le guitariste des Cowboy Junkies, Michael Timmins, s'assure que les yeux sont secs et les vibrations caressantes.

L'auteure-compositrice apprivoise le vide (Edge of Love) et le trop-plein (You're Everywhere); trouve le réconfort dans sa langue maternelle (Caruso, en italien); panse ses plaies dans les étreintes vocales (dont Hey Hey Hey, duo particulièrement réussi avec Andy Maize); et finit par émerger (Coming Out). Sur Da Sola, en revanche, la chanteuse est complètement seule pour réinterpréter les 10 mêmes chansons, en version acoustique.

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