J'ouvert, par  Wyclef Jean *** 1/2

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CRITIQUE / Wyclef Jean est généreux.

Pour l'ex-Fugees, un minialbum, c'est 10 plages. Quatorze, avec les bonus. Présenté comme un e.p., J'ouvert prépare le terrain au plus consistant Carnival III Road to Clefication, que 'Clef' prépare pour l'été, et qui soulignera les 20 ans de Carnival.

Branchée sur les sonorités caribéennes contemporaines, la série Carnival multiplie les métissages et collaborations. J'ouvert barbote donc dans des eaux dancehall, reggaeton et trap. Des eaux acoustiques, dans lesquelles on a plongé des grains de sel électroniques, qui transmutent joliment les traditions créoles (merengue, konpa, bamboche, etc.).

Sur la touchante (et autobiographique) Hendrix, un jeune Clef choisit la guitare comme alternative à la violence de la rue. Soyeuse complainte, Life Matters glisse comme du velours. Efficace, Young Thug prend le micro sur la radiophonique I Swear. Wyclef Jean parodie son récent succès If I Was President en le DonaldTrumpifiant. Puis offre une nananne francophone : Ne me quitte pas, de Brel, un dub indolent parachevé de slam.

Un disque baigné de soleil (Lady Haïti, Party Started)... qui s' appréciera encore mieux l'été prochain.

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