Les fêtes en musique

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Le Droit

Le Droit vous offre une recension des albums de Noël qui sont sur les tablettes, juste à temps pour le temps des fêtes.

Christmas Caravan, The Lost Fingers ****

Il souffle un vent des plus réjouissants sur ce Christmas Caravan dont l'esprit à la fête s'avère contagieux. Rien de surprenant à ça, quand on connaît le talent des Lost Fingers à embrasser toutes leurs influences pour insuffler une touche chaleureuse à leurs relectures à la sauce manouche. En s'attaquant au répertoire des Fêtes, Byron Mikaloff, Valérie Amyot, Alex Morissette et François Rioux tantôt nous entraînent à dos de chameaux dans les sables mouvants du désert (We Three Kings, qui prend des allures de classique réinventé), tantôt nous ramènent à l'ère des synthétiseurs au kitsh assumé (l'instrumentale Greensleeves). Une touche gospel portée par un... banjo sur l'entraînante Go Tell It On The Mountain ; un jazz plus langoureux pour What Are You Doing On New Year's Eve? ; un peu de rap sur Zat You Santa Claus : les Fingers ont pris un évident plaisir à concocter un rafraîchissant disque de Noël qui a tout du classique à écouter chaque année.

Valérie Lessard, Le Droit

A Pentatonix Christmas, de Pentatonix ***

Avouons-le : il y a quelque chose de franchement impressionnant - voire d'époustouflant - dans les interprétations a capella du quintette américain. De leurs seules voix, les membres de Pentatonix réussissent à chanter et à s'accompagner, prouvent à quel point les cordes vocales sont d'incroyables instruments. Cela dit, ils n'évitent pas tout à fait l'écueil de la surenchère inutile par-ci, par-là, dans certaines reprises. Ainsi, si on se laisse aisément transporter par les rythmes beat box (O Come, Ye All Faithful), doucement envelopper par Coventry Carol ou encore charmer par leur petit côté mutin sur Good To Be Bad, on reste passablement moins emballée devant quelques-unes des fioritures frôlant la surdose (entre autres sur White Christmas et Up On The Housetop). Il n'en reste pas moins que leur poignante relecture du célébrissime Hallelujah de Leonard Cohen représente indéniablement le point d'orgue du disque.

Valérie Lessard, Le Droit

Wonderland, de Sarah MacLachlan

Il y a 10 ans déjà, la Canadienne nous offrait Wintersong, qui demeure à ce jour l'un de mes albums des Fêtes préférés (entre autres pour son interprétation de River de Joni Mitchell). Cette fois, en optant pour un répertoire plus traditionnel (allant d'un White Christmas bercé par une trompette nostalgique à O Come All Ye Faithful et son choeur masculin), elle offre un disque un tantinet plus convenu. Restent sa voix chaleureuse et sa mélancolie malgré tout lumineuse (sa relecture de Let It Snow en est un bon exemple), qui nous emmitouflent et nous accompagnent agréablement dans nos préparatifs pour le réveillon. Et puis, Sarah McLachlan compte aussi sur la présence d'Emmylou Harris et Martha Wainwright sur Go Tell It On The Mountain, ou encore sur celle de Half Moon Run pour cinq titres, dont la magnifiée et prenante Huron Carol - qui vient de rejoindre sa version de River au panthéon de « mes » incontournables de Noël.

Valérie Lessard, Le Droit

Mon Noël country, de Véronique Labbé **1/2

Voilà une proposition qui swingue. Véronique Labbé est dans le métier depuis une vingtaine d'années, et ça paraît. En parfaite maîtrise du genre, la chanteuse country offre un album festif sur lequel s'entendent violon, guitare, dobro, mandoline, guitare steel et banjo. Nul doute, ça plaira aux inconditionnels, à ceux qui aiment suffisamment le country pour en écouter même le soir du réveillon. Je ne suis pas du nombre et j'avoue une certaine réserve devant les classiques remaniés à la sauce western (Père Noël arrive ce soir, Maman embrasse le père Noël et un pot-pourri mariant Vive le vent, C'est dans le temps du jour de l'An et autres Glory Alleluia). L'interprète a néanmoins le mérite d'avoir fouillé le répertoire pour offrir des titres qui sortent des sentiers battus, dont Noël à mon église (Marcel Martel) et La théière (Tex Lecor). Elle reprend aussi joliment Les trois cloches (écrite par Jean Villard, mais popularisée par Édith Piaf) et la très typique Dans nos vieilles maisons.

Karine Tremblay, La Tribune

A Celtic Family Christmas, de Natalie McMaster et Donnell Leahy ***1/2

Les pochettes des albums de Noël tendent à se surpasser dans le registre kitsch. Ainsi, il faut parfois se faire violence pour prendre la peine d'écouter ce qu'elles cachent... Mais on peut être surpris, comme dans le cas de A Celtic Family Christmas. La violoniste Natalie MacMaster et son mari, également violoniste, Donnell Leahy font équipe pour revoir des classiques de Noël avec une saveur tour à tour folk, country et, dans le cas de White Christmas, jazz. La majorité du matériel est servi de manière instrumentale, mais les enfants du couple se pointent pour des livraisons plus ou moins nécessaires, quand ce n'est pas toute la bande qui y met du sien, avec une dose d'humour, comme sur Twelve Days of Christmas. Il n'y a pas de grandes révélations dans les titres choisis, mais les arrangements sont faits avec finesse, tandis que les interprétations sont justes et dynamiques. Sympathique et sans prétention.

Nicolas Houle, Le Soleil

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