Le beau piège, d'Élixir de Gumbo ***

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CRITIQUE / Dylan Perron, voix et banjo sulfureux d'Élixir de Gumbo, demeure le Desperado en chef de ce quintette débraillé, même si son nom n'apparaît plus.

Album de contrastes, Le beau piège est pensé comme un vinyle, avec sa pochette à double recto et ses 16 généreux morceaux séparés en deux « époques ».

La « face A » se concentre sur le côté doux, poétique d'Elixir, qui ne voulaient visiblement pas être cantonné au bluegrass, genre qui lui a pourtant permis d'asseoir sa réputation. Ici, la veine est folk, tendance orchestral grâce à un trio de cordes d'essence lyrique venues appuyer, voire remplacer, le coup d'archet trad'. On en profite pour porter attention aux paroles de Refaire terre, tendre ballade ensommeillée, enivrée de « cyprine du temps ».

« Face B », le naturel hillbilly revient au galop : on revit les accélérations scéniques. On reverdit le Chêne de Gilles Vigneault. On se pète bretelles et soutane, en bon Papes du bluegrass refusant l'apostasie. Et Jeannot Bournival (Fred Pellerin), l'aide-réalisateur, dit Amen !

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