Lapsus, de Yao **1/2

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CRITIQUE / Loin de la sérénité et la lumière de Perles et paraboles, Yao se présente sous un jour plus dense, plus trouble. Ce troisième album solo, fait dans le doux-amer.

Jouant carte sur table, l'Ottavien, «éternel insatisfait», y fait étalage des failles, regrets, et lapsus qui le consument. Les relations amoureuses conflictuelles - déçues, rompues, tordues - succèdent aux Rêves d'enfant qu'on tente de raviver.

Un sentiment d'impuissance, plus qu'une colère sourde, plane sur Étrange absurdité, où Yao, slamant à moitié, évoque de jolie manière les tensions raciales des États-Unis. Sur la très réussie Nomade, petit autoportrait viscéral, Yao joue davantage avec son timbre au grain d'ébène.

Le poète est aguerri, quoique verbeux. Trois voix de la région se distinguent à travers plusieurs duos: le rappeur FLO, Julie-Kim (Les Chicklettes) et Cathy Vallières (Règlement 17).

Aux consoles, Sonny Black, déjà complice des Perles, lisse et fait briller tout le reste, privilégiant des arrangements qui, d'évidence, ciblent sans retenue les radios commerciales.

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