Cette chose qui cognait... d'Antoine Corriveau ****

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CRITIQUE / Nom au casier: Corriveau. Prénom: Antoine. Signes particuliers: timbre de supplicié, charme funéraire.

Profession: «explorateur des petites morts qui jalonnent le chemin». Résidence : Les trous à rats.

Armes: une guitare et l'étau de sa poésie magnétique.

Délits: signer des chansons à s'écorcher les yeux. Avoir l'éclat de l'or et le poids du plomb.

Circonstances aggravantes: multirécidiviste. Cette chose qui cognait au creux de sa poitrine sans vouloir s'arrêter prolonge la nuit blafarde, hypnotique, des Ombres longues. La descente aux Enfers se poursuit, dans les effluves glauques d'une vibrante agonie où la répugnance côtoie le sublime.

Complices: Nicolas «Doigts agiles» Grou (réalisation) et Marianne Houle (violoncelle, arrangements, âme damnée de l'Orchestre Accident). On est cloués à sa Croix blanche, écrasés par le linceul des Constellations blêmes qu'hante vocalement Fanny Bloom, captifs des paysages délabrés où Corriveau, coyote cafardeux, ronge ses carcasses ou court après sa queue, en quête d'un salut éternellement élusif.

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