You Want it Darker, de Leonard Cohen *****

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CRITIQUE / À 82 ans, Leonard Cohen ne craint plus de mourir.

«I'm leaving the table / I'm out of the game», laisse-t-il entendre de sa voix à nulle autre pareille. Or, il a beau chanter «I'm ready, my Lord» sur la puissante pièce titre de ce troisième album en cinq ans, le Montréalais d'origine n'en demeure pas moins un fin observateur du monde dans lequel il évolue.

Par ses mots, il ne livre pas sa sérénité face à l'inévitable, mais dénonce l'obscurantisme ambiant et l'horreur perpétrée au nom de Dieu.

You Want It Darker s'avère sans contredit l'oeuvre magistrale d'un grand, très grand (et fort lucide) auteur-compositeur-interprète. Pour mener à terme cet opus aux allures de legs, où le choeur masculin de la synagogue Shaar Hashomayim fait bellement écho aux voix féminines, Leonard a pu compter sur son fils Adam, qui signe une réalisation magnifiée par le respect entre les deux hommes, qu'on ressent pleinement à écouter les huit titres de l'album.

Ainsi, l'extraordinaire texte de Treaty est délicatement bercé par la poignante mélodie du père évoquant la pièce de son fils What Kind Of A Woman (gravée sur We Go Home), elle-même s'inscrivant en droit-il avec l'Hallelujah du patriarche.

Bref, l'amour est là, en héritage, et il s'entend à chaque note.

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