Orphée, de Johan Johannsson ***1/2

Le DroitValérie Lessard 3/5

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Le cinéaste Denis Villeneuve a eu recours à son talent pour ses films Sicario et Prisonners. Avec Orphée, celui que d'aucuns pressentent comme le prochain grand compositeur de trames sonores explore des territoires et (é)mouvances intimes. Qu'il opte pour un quatuor à cordes ou un orchestre, des sonorités plus électro ou des voix éthérées, Johan Johannsson berce ses états d'âme.

Tel un Orphée des temps modernes, le Danois d'origine évolue entre ombres et lumière, mélancolie et optimisme, deuils et renaissances. Ses 15 pièces, bien que pour la plupart très courtes (on se serait aisément laissé transporter dans By the Roes, and by the Hinds of the Field pour plus que 2 min. 39 sec.), se fondent néanmoins pour créer un tout cohérent.

En entrouvant ainsi 15 fenêtres sur autant de paysages intérieurs sans jamais totalement les refermer, il nous donne tout l'espace nécessaire pour y voyager et y projeter nos propres émotions.

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