Les souliers rouges, artistes variés ***1/2

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CRITIQUE / Les souliers rouges, c'est ce ballet maudit, un chef-d'oeuvre censé naître du pacte entre un chorégraphe et le Diable.

Cette histoire tragique puisée dans un conte d'Andersen a inspiré à Marc Lavoine un conte musical. Le requiem scénique prendra vie ultérieurement, mais les chansons, interprétées par Lavoine (alias Victor, le chorégraphe), Coeur de Pirate (la ballerine qui portera les chaussons rouges - et qui, malédiction, mourra si jamais elle tombe amoureuse) et Arthur H (l'auteur dont la danseuse s'éprend) paraissent déjà sur disque.

La suavité mielleuse de Lavoine m'a toujours laissé froid. Mais là, jackpot : ce triangle amoureux lui a inspiré une oeuvre magnifique rivalisant avec Notre-Dame de Paris.

Les mélodies, belles à pleurer, sont signées Fabrice Aboulker. Pianos et violons convoient toute la force tragique de ce récit où il sera question de danse des désirs, de relations ambiguës, de jalousie et de défaillances.

Coeur de Pirate, dont le feutre et les fêlures vocales siéent parfaitement à son personnage, est parfois bouleversante. L'infernale souffrance des voix masculines et leur douceur presque gothique émeuvent autant.

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