Corpo Inferno, de Mansfield.TYA **

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CRITIQUE / «Je n'ai nulle part où me barrer, je vais faire la fête à en crever», susurre la douce voix de Mansfield.TYA sur fond de bidouillages technoïdes.

Ainsi débute Corpo Inferno, un album de feu et de glace expérimental avec lequel on ne sait jamais trop sur quel pied danser.

Le duo français formé de Julia Lanoë et Carla Pallone complote un paysage sonore pour le moins déroutant: on y découvre des paroles aiguisées comme des couperets où l'amour se découpe en rondelles, chanté avec une candeur éthérée, souvent haut-perchée.

Une comptine existentialiste en duo avec la voix de Darth Vader, un assemblage de sons crépitants comme si le cosmos allait exploser, l'enfer de ce Corpo Inferno est pavé de multiples saturations... Au-delà du bricolage expérimental, le chant angélique nous renvoie aux limbes de l'enfance, de l'innocence, mais pas de l'extase musicale.

Dommage.

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