Loud Hailer, de Jeff Beck ****

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CRITIQUE / Jeff Beck s'était fait discret sur disque depuis six ans.

C'était pour mieux reprendre nos oreilles d'assaut, avec ce Loud Hailer (autre nom, fort à propos, du mégaphone): Beck et ses nouvelles complices britanniques, la chanteuse Rosie Bones et la guitariste Carmen Vanderberg font résonner haut et fort leurs constats lucides sur le monde.

Solidement appuyé par le batteur Davide Sollazzi et bassiste Giovanni Pallotti, le trio sort l'artillerie lourde (y compris de sens) dès The Revolution Will Be Televised. Bref, ils manifestent leur talent (prouvant que l'union fait la force d'une musique signifiante) et leurs observations sur les travers de la société, servies par la voix de Bones, capable de s'insurger face à l'injustice, à l'indifférence et au désir de vouloir tout et tout de suite, comme de bercer l'enfance et l'innocence menacées.

Et Beck? À 72 ans, il joue de la guitare inspiré comme jamais (il suffit d'écouter la pulsive et instrumentale Pull It pour s'en convaincre).

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