Painting My Wall Gold, de Neema ***1/2

Le DroitYves Bergeras 3/5

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CRITIQUE / De la poudre d'or, que ce quatrième album de Neema.

La Montréalaise d'essence nomade s'offre en 12 morceaux un tour du globe planant, de l'Égypte de ses origines (Come, bercée par un orchestre oriental) à l'Asie (For You, duo harmonique bouddhiste avec Emmylou Harris), avec des escales au Nord (le Yukon des Premières Nations) et au Sud (Papaloko, pleine de soley créole). Au revoir, une chanson vagabonde de Steve Earle qu'elle a traduite en français, complète l'odyssée.

L'ombre de Leonard Cohen (qui l'avait prise sous son aile) plane sur Angel Undercover. Circles and Lines, sublime mélodie à la douceur sereine, permet à Neema d'apprivoiser le vide laissé par l'Autre. Idem avec la chanson titre, dédiée à sa soeur décédée. Au détour, on croise James DiSalvio (BranVan 3000). Omniprésent, Daryl Johnson (Daniel Lanois) coréalise le disque avec Mark Howard (Tom Waits, Bob Dylan).

Et tout coule de source.

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