MartyrLoserKing, de Saul Williams ****

Le DroitYves Bergeras 4/5

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Très haut au-dessus de la mêlée du hip hop formaté et du spoken word vociféré, plane l'Américain Saul Williams. Poète subtil et tumultueux, réalisateur inventif, Williams a le regard perçant, la voix magnétique et l'emprunt facétieux.

La vedette du film Slam (1998) n'a rien perdu de sa fougue existentialiste. Williams continue d'observer en biais ses contemporains, tout en surfant sur de frénétiques textures électroniques qui ne confondent pas modernité et «tendance».

Transes mélodiques (The Noise Came From Here, très «cercle aborigène»; Burundi); course au piano et en circuit fermé (Horn of the clock-bike); délicate ritournelle (Down For Some Ignorance) bercée par une vieille boîte à musique qui tourne en rond: MartyrLoserKing est une succession d'échafaudage complexes et de rondes hypnotiques, au travers desquelles Wiliams s'interroge sur le sens de la communauté et de l'histoire.

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