Atone, de Pandaléon ***1/2

Le DroitYves Bergeras 3/5

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La nostalgie affleure et la cadence est celle du rock atmosphérique, mais malgré son nom, Atone, le troisième album de Pandaléon ne manque pas de tonus.

En dépit de l'apparente homogénéïté de l'oeuvre, on est vite englouti par les constructions sonores, vaporeuses et maîtrisées, du trio ontarien. Vite séduit par l'amplitude de ce rêve éveillé aux éclats poétiques singuliers.

S'isolant dans l'école primaire de leur enfance, les frères Levac (Fred et Jean-Philippe) ont, avec leur acolyte Marc-André Labelle, transformé en studio temporaire ses salles de classes désaffectées et ses corridors en ruines. Les lieux, pas conçus pour l'électroacoustique, mais chargés de souvenirs, ont clairement inspiré le trio.

Pandaléon remonte le temps, creuse les émotions dans les brûmes du passé. Le leur (joies et désillusions de l'enfance; amours de jeunesse) et celui des autres: aïeuls ou vies ancestrales ré-imaginées, tel cet homme délaissant sa bien-aimée pour les paillettes dorées du Klondike.

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