Jeunes instants, de Paupière ***

Le DroitMaud Cucchi 3/5

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S'il fallait dessiner un paysage sur la musique de Paupière, celui-ci serait furieusement «roborganique», illuminé de stroboscopes et boules à paillettes. Ce premier EP d'un jeune groupe dont on connaît si peu laisse entrevoir un vrai talent pour une électro-pop efficace.

Les machines sont aux avant-postes pour donner le tempo, mais savent se faire chaleureuses dès lors qu'elles portent le choeur du groupe, rageur et ravageur.

Derrière Paupière se glisse le trio formé de Pierre-Luc Bégin, Julia Daigle et Éliane Préfontaine. Dans ces Jeunes instants, la voie est libre, l'élan fougueux; le chant s'élabore à nos oreilles par des contreforts de paroles maléfiques - «vaudrait mieux qu'il crève» sussure-t-on à Cinq heures, tantôt implacables sur les faux-semblants du couple (Elle et Lui), tantôt lucides (et drôles) sur l'effet éphémère d'une chanson (Quinte).

Restent les arches synthétiques de bonne humeur pour redonner du tonus à ce premier EP où légèreté ne rime pas avec insouciance.

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