Human Incognito, d'Arno ****

Le DroitMaud Cucchi 4/5

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D'entrée, avec I'm Just an Old Motherfucker, on comprend qu'Arno n'a pas choisi de s'assagir. «Trop tard pour grandir», gronde-t-il du haut de ses 64 ans, la voix toujours plus brisée, caverneuse, maltée. Pas question de se refaire une conduite, ni de céder à l'avachissement.

Avant de passer devant le micro, Arno ne s'est pas éclairci la gorge. On n'est pas loin non plus du chanteur qui vieillit le mieux dans l'histoire du rock, Tom Waits. Human Incognito, le 32e opus du Belge, séduit par son côté hirsute et «brut de décoffrage», bel épouvantail des sorties discographiques du moment.

Les chansons roulent toutes seules, soigneusement déglinguées, slaloment entre l'anglais et le français, entre rupture amoureuse et regain d'énergie sans bouder une savoureuse fantaisie. L'album est mitonné dans de vieux pots cabossés mais insubmersibles: rhythm 'n' blues, folk séculaire, rock indémodable.

Arno a atteint l'âge de ces musiques, complètement «raccord», et ça s'entend.

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