Clear Day, d'Emilie-Claire Barlow ***

Le DroitMaud Cucchi 3/5

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Emilie-Claire Barlow place la barre haut.

La chanteuse jazz torontoise s'attaque à des reprises de Paul Simon, Joni Michell, Van Morrison, des Beatles, en passant par Coldplay (Fix You) et Diane Tell (Si j'étais un homme). Tout un festival pour un seul disque, avec, en grand renfort, le Metropole Orkest des Pays-Bas. Tout ça vibre au même rythme, soyeux et sans faux pli.

Clear Day devrait ravir les adeptes de chant jazz cristallin. Amoureux du swing, passez votre chemin: à deux exceptions près (Feelin' Groovy et Mineiro de Coração), le jazz, ici, est affaire de cosa mentale, une leçon sérieuse de liberté recouvrée. Il paraît que les 14 pièces prennent la forme d'un concept narratif et introspectif.

Une chose est sûre: voici aussi le disque qui prouve qu'Emilie-Claire Barlow appartient à cette lignée aristocratique de chanteuses qui embarquent magistralement l'art du chant mélancolique et du phrasé le plus sophistiqué.

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