Octobre, des Cowboys fringants ****

Le DroitYves Bergeras 4/5

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Fringants, oui, mais dépités, les Cowboys. Et déprimants. Leurs flèches s'adressent moins aux élites qu'au commun des mortels.

La sentence assenée par Les Vers de Terre ou La La La est virulente: le responsable du bordel, ce n'est pas «eux» - riches, politiciens ou industriels - mais «nous», ce troupeau nonchalant de «moutons» conformistes; ces lombrics satisfaits d'une «vie en 140 caractères»; ces autruches gardant «la tête dans le sable bitumineux». Un «on» pathologique: «mémoire collective» rime avec «sélective» (Louis Hébert) et «solidarité» avec «cassé» (So So).

Octobre regarde tomber les illusions, à travers des tableaux de dépression économique (La Dévisse; Pizza Galaxie) et des portraits cabossés (Pub Royal, évoquant une bien fragile rédemption héroïnomane). Même la chanson à boire (Marine marchande) a un goût amer. La seule lueur d'espoir, bien pâlote, vient de l'enfance (Les feuilles mortes), mais l'émerveillement juvénile y est évanescent.

Douloureux.

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