Honeymoon, de Lana Del Rey

Le DroitValérie Lessard 4/5

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Cordes mélancoliques, piano et guitares éthérés, orchestrations aux échos ténébreux et planants, ambiances voluptueuses, à la fois soyeuses, intemporelles et troubles.

Sur cette troisième offrande, Lana Del Rey chante comme certaines femmes fatales des années 1940 et 1950 fumaient au grand écran: hantée, langoureuse, sa voix s'élève en volutes pour mieux s'insinuer dans le creux de nos oreilles. Et s'y incruster.

Telle une veuve noire, elle tisse sa toile, observant ses proies potentielles (Music To Watch Boys To), évoquant le risque de s'approcher trop près (la pièce titre) et sa solitude (envoûtante The Blackest Day), ou se vautrant sous le soleil, son accent italien fondant comme une crème glacée molle (suave Salvatore).

Honeymoon s'étire en rêveries vaporeuses, caressantes, voire indolentes. Avec, ici, une référence au Major Tom de David Bowie sur l'excellente Terrence Loves You; là, une reprise de Don't Let Me Be Misunderstood de Nina Simone.

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