Portraits de famine, de Philippe Brach

Le DroitYves Bergeras 4/5

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Sachant qu'il était réalisé par Louis-Jean-Cormier, on avait hâte de découvrir ce Portraits de famine signé par le très exubérant Philippe Brach, à qui l'on voue un quasi-culte.

S'il reste «bipolaire», comme pouvait l'être La foire et l'ordre, ce deuxième opus joue de façon encore plus assumée avec les contrastes et les joies du déséquilibre. Brach se fraie un chemin à travers le magnifique chaos qui lui vibre l'âme, la couenne et son imagination de poète inspiré. Ou aspiré? Si le Saguenéen fait paradoxalement preuve de retenue policée, lorsqu'il se prétend Né pour être sauvage, le voilà nettement plus échevelé et orageux en phase de sevrage D'amour, de pot, de booze pis de topes.

Brach a l'intensité des grands. Il sait surtout la partager, toutes tripes dehors. Mettre en scène ses carences, ses humeurs, ses spasmes et ses lubies.

Portraits de famine est un généreux kaléidoscope de quinze délires allant du pop-folk planant (Si proche et si loin à la fois) au stoner rock psychédélique (D'amour...) en passant par la ritournelle érotisée (Nos bleus désirs), la fantaisie a capella (Bonne journée) ou la clownerie slammée (Divagation parlementaire). On git, béant, sur le canapé de Monsieur le psy. On appelle parfois en renfort les violons du Quatuor Orphée. 

C'est doux, violent et impudique. Beau, dense et complexe. Conflictuel et bordélique. Comme la vie...

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