Débridée, de Mélanie Brulée

Le DroitYves Bergeras 4/5

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Joyeusement rétro, l'extrait radio Obtus, swingue façon Sally Folk. Astéroïde accélère sa course folk, en mode turbo, jusqu'à évoquer du «stoner rock» digne du groupe Galaxie. Sur Naked ou Coeur sauvage, les halètements des guitares se font country-rock. Ailleurs, Antidote du doute laisse perler les écorchures et Marilyn et John redonne du tonus à Vanessa Paradis.

Mélanie Brulée s'éclate. Son Débridée est une bombe à fragmentation. On cherche, sans la trouver, la cohésion de l'ensemble, mais cela ne déprécie en rien l'expérience. La néo-Torontoise (originaire de Cornwall) est une mélodiste d'exception, qui a concocté dix atmosphères envoûtantes. Sa voix - ou plutôt le joli voile, léger, brumeux, qui la texture - se métamorphose d'une piste à l'autre. Ses intonations se font nasillardes, posées, graves ou aiguës, au gré des émotions dans lesquelles se love librement la Franco-Ontarienne, ici hantée par l'esprit d'un père disparu et son legs génétique.

Sa «chum» Anique Granger l'aide à tenir la plume; Benoit Morier (Chic Gamine, Geneviève Toupin) gère la console. Séduisant.

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