Éternels jusqu'à demain, de Thomas Dutronc

Le DroitYves Bergeras 3/5

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Sur son troisième disque, Dutronc-fiston s'écarte du sentier jazz manouche qui a fait son prénom, pour explorer le courant pop-rock-chanson française, nettement plus grand public, qu'il semblait fuir.

L'as de la guitare se mue en chanteur-charmeur. Ses amours jazz s'expriment encore, notamment dans les rythmiques enjouées de Minuit moins le quart et de Qui je suis, très «Triplettes de Belleville», où le chanteur se moque des étiquettes qu'on lui colle sur le dos. Si J'me fous de tout réfère aussi à Django, on y sent avant tout la patte de papa Jacques - peut-être à cause de la désinvolture affichée? L'illustre paternel viendra faire un tour, le temps d'un duo, Je n'suis personne, qui déçoit par sa molesse.

Le «poli mais polygame» Thomas risque davantage d'affoler les ondes radio avec l'excellente Croc Madame, très funky, très - M -. On y trouve deux intéressantes reprises de Serge Gainsbourg (son parrain) et d'Aragon. Dutronc s'est entouré de solides musiciens recrutés à Londres. Mais on contourne le dernier morceau, en anglais.

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