Dompter la bête, de Tina-Ève

Le DroitYves Bergeras 3/5

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le grain de voix, très évocateur de Lynda Lemay, séduit d'abord. La plume descriptive de Tina-Ève, habile et décapante, frappe ensuite. Enfin, c'est l'énergie volcanique de sa nature frondeuse qui rentre sous la peau.

Dans un même corps cohabitent une auteure-compositrice romantique et une rockeuse plus charnelle, qui s'inspirent mutuellement, tout en se méfiant l'une de l'autre: la «bête à dompter» et l'amoureuse naïve Conne comme une princesse se surveillent réciproquement.

Farouche, Tina-Ève se cache, se réinvente, se cherche. Franche, elle se crache, se touche et couche crûment ses pulsions textuelles. Une voix duale, attendrissante, assurance et fêlures mêlées. Entre coups de gueules et coups du sort, Tina-Ève, mi-Viviane Audet, mi-Diane Dufresne, chante les désillusions, l'amour déçu-déchu, l'envie d'être rassurée et sa fascination pour les précipices.

Son lyrisme a joliment inspiré son réalisateur, Gilles Brisebois (Jean Leloup; Yann Perreau), qui a préparé des draps sensuels, pop-rock ou trip-hop, à ces histoires de poupées cabossées et de Cendrillons rêveuses.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer