Neo-Reconquista, de Boogat

Le DroitYves Bergeras 3/5

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Boogat signe un nouvel album entièrement en espagnol, où il continue de reconquérir les vastes influences qu'il doit à ses racines latines.

Poursuivant sur la lancée qui lui a rapporté deux prix Félix en 2013 (et lui a ouvert les portes du Sud), le rappeur québécois réconcilie la pop et le hip-hop, ici métissés de reggae espagnol, de cumbia ou de batucada. Portée par une énergie funky et un flow revendicatif, sa synthèse de genres va surchauffer les planchers de danse.

On y dénonce la pauvreté et la concupiscence dans Se Van; l'uniformisation culturelle sur Los Tabarnakos et Londres, à laquelle Pierre Kwenders donne des accents bantous. On y désavoue les Presidentes (en collaboration avec Heavy Soundz).

Boogat offre un manifeste politico-humaniste qui se situe quelque part entre Manu Chao et le Tomás Jensen de l'époque des Faux-Monnayeurs. Entre deux condamnations, le sacrifice amoureux est joliment traité sur Mi Muero Por Ti.

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