Aimer comme une émeute, d'Anique Granger

Le DroitYves Bergeras 3/5

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S'avouant Inassouvie (jolie ballade coécrite par Tricia Foster), Anique Granger explore la fin d'une relation amoureuse.

En 10 vignettes folk, son troisième disque creuse la solitude, les regrets qu'on apprivoise, les rêves jetés aux orties. Mélancolique, mais pas larmoyant: on y sent aussi la cicatrisation, la lente reconstruction. Aimer comme une émeute reste gorgée de lumière et d'espace. De force et de souffle.

En confiant à l'énergique Fred Fortin la réalisation du disque, la Fransaskoise savait qu'il l'extirperait de sa zone de confiance. Les chamboulements qu'il a provoqués, en imposant de nouveaux musiciens (à l'exception du toujours fidèle Rick Haworth) et en exigeant des captations one-take, permettent au fond de rejoindre la forme: on est dans la rupture

Entre les larmes et les ponts, Anique Granger, délicatement fière, commet de beaux mensonges (L'eau), fait monter le mercure (Pour te garder, qui joue dans les zones érogènes) et promet de se tisser une âme en soie (Mes mains sont sales).

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