Soyo, de Dom La Nena

Le DroitValérie Lessard 4/5

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«La petite, je suis», chante joyeusement Dominique Pinto sur la pièce La Nena Soy Yo.

Dom La Nena est, assurément, une auteure-compositrice-interprète en pleine éclosion. Avec sa deuxième offrande, la Brésilienne d'origine et Française d'adoption prouve son indéniable talent à créer des ambiances lumineuses pour bercer sa douce mélancolie.

On craignait la déception, puisqu'elle délaisse ici et là son violoncelle (dont on avait tant apprécié les cordes sensibles sur Ela) pour la guitare et les percussions, entre autres. Mais Soyo laisse entendre tout l'aplomb de la maturité acquise en tournée solo, tant dans ses interprétations que dans les textures de ses mélodies.

Elle évoque la distance, la solitude, le silence, Lisbonne, le temps qui file trop vite mais auquel il est essentiel de donner un sens (magnifique Llegare). Et l'on voyage avec bonheur avec elle, entre nostalgie solaire (Volto já), relents d'enfance (Menino) et espoir d'horizons nouveaux (Juste une chanson).

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