Wallflower, de Diana Krall

Le DroitValérie Lessard 2/5

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Diana Krall reprend de sa voix chaude, enveloppante, des classiques du répertoire pop sur des airs jazzés.

On utilise délibérément le verbe reprendre, ici, parce que l'interprète est loin de se réapproprier ces pièces. Elle a beau ratisser des années 1960 à aujourd'hui, passant de California Dreamin' de The Mamas and The Papas (choeur inclus), à Sorry Seems To Be The Hardest Word d'Elton John, en passant par Don't Dream It's Over de Crowded House ou encore Desperado des Eagles, elle demeure désespérément fidèle aux versions originales.

Certes, l'exercice est respectueux, léché, quoique trop, si bien qu'il manque singulièrement d'originalité. Est-ce dû au fait qu'elle ait opté pour David Foster à la réalisation, plus reconnu pour son côté convenu, voire sirupeux, que franchement audacieux?

Toujours est-il que le résultat s'avère décevant. Et ce, malgré la très belle (et inédite) If I Take You Home Tonight, que lui a offerte Paul McCartney.

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