Avant l'aube, de Stefie Shock

Le DroitYves Bergeras 2/5

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On l'a connu plus dansant, Stefie Shock. La majorité des pièces d'Avant l'aube ont été écrites en pleine nuit, explique leur auteur, d'où l'ambiance claire-obscure de ce cinquième album studio. On abonde: le ton est aux confidences nocturnes.

Aux premières écoutes, on est déçu. Où est le Shock ludique, fiesteux, fiévreux, celui du Décor et de La Mécanique, qu'on attendait? Anxieux chronique notoire, Shock nous psalmodie plutôt un roman noir (il joue même à présenter les personnages) qui commence par des Coups de fusils. Au lieu de reprendre des succès ensoleillés, il électronise la déprimante (quoique jolie) Everybody Knows, de Leonard Cohen, et Madame Rêve, délire ténébreux-sulfureux signé Alain Bashung, c'est dire!

Sa trame sonore est grise, mais pas terne. Ses mélodies finiront par se révéler. Au détour, surgissent les couleurs plus «accrocheuses» de Joséphine, duo mélancolique avec Amélie Mandeville, et celles d'Hello Docteur, qui soigne le mal de vivre par un pansement euphorique et une potion de dérision.

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