Diame, d'Élage

Le DroitYves Bergeras 3/5

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Le deuxième disque de l'Ottavien Élage Mbaye est une magnifique découverte.

Sur Diame («Paix», en wolof), cet authentique griot d'origine sénégalaise, percussionniste de Mighty Popo et proche collaborateur du Souljazz Orchestra, poursuit en musique son travail d'exploration d'une africanitude métissée entamé sur Askane. Il plonge dans les rythmiques mandingues pistes ensoleillées et blues africain, ce blues pas toujours triste. Les instruments traditionnels - tambours tamas, guitare khalam - sont au premier plan. Il en profite pour mettre en avant de nouveaux instruments traditionnels, notamment la harpe africaine (kora).

Un disque calme et pétri de bonnes intentions : les titres parlent de Compassion, de Gratitude, de quelques injustices et de Beauté intérieure. Le chant alterne entre le wolof, le français et l'anglais. Sa musique accueille l'influence des pays voisins et se mâtine parfois avec les musiques d'«ici» (Tare, plus funky, emprunte au hip hop une deuxième voix).

C'est autoproduit, mais d'une qualité phonique irréprochable... On le verrait facilement réédité par un gros label spécialisé dans la world.

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