Pierre Lapointe, un point c'est tout

«Ma job d'artiste, c'est de mêler les cartes,...

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«Ma job d'artiste, c'est de mêler les cartes, de m'assurer que vous ne serez pas toujours à l'aise avec ce que je fais.»

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À ses débuts, dans l'Outaouais, Pierre Lapointe se pointait sur scène pieds nus et en parlant avec un accent français. Aujourd'hui, il se prête aux séances de photos en s'«habillant en chanteur». L'exercice relève du «même jeu médiatique et de l'image», soutient l'auteur-compositeur-interprète.

«Mais avec plus de moyens qu'avant! renchérit-il en éclatant de rire. À la base, ça demeure une manière de marquer. De me démarquer.»

Punkt à la ligne.

Punkt?

«Je cherchais un mot à la sonorité punchée comme titre pour mon nouvel album, explique-t-il. Ç'aurait pu être Pop, puisqu'avec ce projet, j'explore comment la culture pop influence mon travail et les gens en général. Comment ce qui était d'avant-garde et en partie snobé à une certaine époque a depuis été assimilé.»

Il mentionne au détour de la conversation l'oeuvre d'Erik Satie, de Jean Cocteau et de Pablo Picasso, dont le travail a d'abord été méprisé par l'intelligentsia, rappelle Pierre Lapointe, «avant d'être reproduit sur affiche et laminé pour s'exposer sur combien de murs aujourd'hui?»

Mais Pop était «un mot trop risqué, parce qu'il a déjà une connotation très explicite dans l'esprit des gens. Et puis, je ne voulais pas évoquer la musique pop comme la plupart l'entendent, parce que ce n'est pas ce que je fais...»

Punkt d'exclamation

Punkt coiffe ainsi son quatrième album studio atterrissant dans les bacs mardi. Dans la langue de Goethe, le mot signifie «point». «J'aimais bien l'idée d'inclure un mot allemand dans la musicographie québécoise!» clame-t-il en riant de plus belle.

Pierre Lapointe s'avère par ailleurs conscient d'évoluer à cheval sur la ligne parfois très mince entre le raffiné et le kitsch «totalement assumé, calculé» - des arrangements aux références; du thème musical de Sesame Street pour la pièce instrumentale N2O aux clins d'oeil au Pop Art inclus dans le livret.

Bien qu'il réfléchisse à tout et calcule les moindres détails, Pierre Lapointe ne se cache pas pour autant.

«Il y a une part de jeu dans tout ça et, du coup, des liens à faire avec des artistes tel Jeff Koons, concède-t-il. Je me plais à brouiller les pistes sur ce qui pourrait relever de ma vie personnelle ou pas, par exemple. C'est une liberté de création dont je me réclame et que j'assume. Cela dit, je n'entretiens pas cette confusion par pudeur, mais par plaisir!»

Plus de détails dans LeDroit du 23 février 2013 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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