La crème de la danse canadienne au CNA

À l'affiche du CNA, le solo Étude nº1 fait partie... (Courtoisie)

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À l'affiche du CNA, le solo Étude nº1 fait partie des trois chorégraphies présentées les 23 et 24 mars lors de la soirée Les Associés.

Courtoisie

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Poursuivant son parcours exemplaire, la chorégraphe Marie Chouinard s'est installée à Venise où elle a accepté la direction du secteur danse de la Biennale jusqu'en 2020. Au programme, un festival à organiser fin juin et les collèges pour danseurs et chorégraphes à chapeauter. En avril, un crochet par Monaco est prévu pour la création d'un ballet commandé par Les Ballets de Monte-Carlo. Son ample répertoire façonné sur quatre décennies voyage régulièrement. À l'affiche du CNA, le solo Étude nº1 fait partie des trois chorégraphies présentées les 23 et 24 mars lors de la soirée Les Associés.

Réunir la crème de la danse contemporaine canadienne, tel est le concept initié par la productrice en danse Cathy Levy et qui perdure encore aujourd'hui. Il y a dix ans naissait le programme des Artistes associés de la Danse au CNA, une aide favorisant la rencontre et les échanges entre 11 participants triés sur le volet, tous sélectionnés parmi les plus brillants chorégraphes canadiens. La soirée des Associés en présentera trois d'entre eux, Marie Chouinard donc, ainsi que la directrice de Kidd Pivot, Crystal Pite et Christopher House, fondateur du Toronto Dance Theatre (TDT). Un solo, un duo et une pièce de groupe, voici le menu proposé par trois têtes chercheuses de la danse contemporaine canadienne. 

Reprise et transmission d'un solo

Laboratoire du mouvement pour recharger ses batteries (créatives et financières) ou étape solitaire nécessaire dans l'évolution d'une oeuvre ? Quand un chorégraphe choisit de créer un spectacle pour un seul danseur, il n'est pas question de proposer une énième chorégraphie. À quoi bon se lancer dans un solo s'il n'y a pas péril, dévoilement, voire révélation ? Étude nº1 créée en 2001 à une période où la compagnie Marie Chouinard connaît des difficultés financières, témoigne aussi du terrain mouvant, imprévisible, à partir duquel la création doit parfois émerger. « Ça a été une chance extraordinaire, partage rétrospectivement la chorégraphe. À cause de ces conditions-là, j'ai dû régler moi-même les costumes, les éclairages, la scénographie ce qui est devenu, ensuite, une pratique. »

Créé pour la danseuse Lucie Mongrain en s'inspirant de ses talents en claquettes, Étude nº1 incarne aussi la transmission d'une chorégraphie à d'autres danseurs. L'interprète ayant quitté la compagnie, le solo est désormais repris par Carol Prieur en Europe et Antonija Livingstone en première à Ottawa. 

La préservation d'une oeuvre sans l'artiste pour qui elle a été conçue se révèle toujours une affaire délicate, entre adaptation et préservation de la partition initiale. 

« Pour moi, une artiste de la compagnie, même partie, est toujours présente. J'ai créé ce solo pour Lucie Mongrain, il y aura toujours une trace d'elle dans le spectacle. »

Pour y aller

OÙ ? Centre national des arts

QUAND ? 23-24 février, 19 h 30

RENSEIGNEMENTS : Billetterie du CNA, 613-947-7000 ; Ticketmaster.ca, 1-888-991-2787




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