Les enchantements de l'alphabet

Les danseurs Ariane Boulet et Alex Parenteau, dans... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Les danseurs Ariane Boulet et Alex Parenteau, dans le spectacle 26 lettres à danser.

Patrick Woodbury, Le Droit

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Des danseurs, des lettres et beaucoup de talent. Le spectacle jeune public 26 lettres à danser a tenu ses promesses tout comme il a tenu en haleine les jeunes spectateurs (en âge ou en âme) durant la première représentation scolaire, à Ottawa. Un projet original à grande portée, à voir en famille les 11 et 12 février.

Pas le temps de s'ennuyer, tous les membres d'une famille devraient y trouver leur compte. L'enchantement est facile à expliquer : les lettres et les images convoquées sur scène semblent naître les unes des autres. Et pour cause, la metteure en scène Hélène Langevin écrit et illustre sa pièce d'un même élan, avec un don certain pour capter l'attention volatile des plus jeunes. 

Sa compagnie est l'une des rares au Québec à se consacrer exclusivement à la création chorégraphique pour jeune public. Le hic, c'est que ni les festivals, ni les programmations de danse ne se penchent sur son berceau. On retrouvera donc 26 lettres à danser à l'affiche du volet Enfance/Jeunesse du Théâtre français du Centre national des arts, délocalisé à la Salle académique de l'Université d'Ottawa pendant les travaux du CNA.

Sur scène, un grand tableau compartimenté accueille les lettres énoncées par les enfants en fonction de leurs prénoms. D'entrée de jeu, l'exercice réserve des surprises quand il faut inventer un V...« Vercingétorix ! » lance une main tendue. Rires des maîtresses. La suite de la mise en scène joue habilement sur la concentration de son public - il faut mimer une chorégraphie des mains depuis son siège - en s'appuyant sur la connivence, l'émerveillement, la surprise et même le recueillement !

La compagnie met son abécédaire à la portée des quatre ans et plus grâce à une mise en scène très rythmée où les corps sont au diapason des émotions. « Le coeur d'un enfant bat vite, si on ralentit le rythme, on les perd tout de suite, » témoigne la chorégraphe et metteure en scène Hélène Langevin, une personnalité reconnue de la scène jeune public au Québec.  

Elle a fait appel à trois chorégraphes extérieurs pour mettre en mouvement certaines lettres de l'alphabet. Il en résulte un kaléidoscope d'univers éclatés, bonbons visuels irrésistibles dans ce septième spectacle de la compagnie Bouge de là.

Très physique et expressif, le jeu des quatre comédiens donne un accès immédiat à la représentation et parvient à tenir son public en haleine lors des scènes plus abstraites de danse contemporaine. On finit par croire que ces interprètes peuvent tout faire. De l'animation de salle dès l'entrée des spectateurs, du hip-hop acrobatique, mais aussi, quand il le faut, une danse parodique en costume de grenouille palmée. L'énergie du jeu est renforcée par une scénographie aussi agréable qu'une pochette surprise. À piocher : des fumigènes, des lumières noires, de l'hélium et d'autres réjouissances à découvrir de visu.

Pour y aller

Les 11 et 12 février, 13 h 30 (représentation supplémentaire le dimanche à 15 h 30).

Salle académique de l'Université d'Ottawa

Billetterie du CNA, 613-947-7000 ; Ticketmaster.ca, 1-888-991-2787

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