Le débarquement américain

La chorégraphe Michelle Dorrance compose un véritable mix... (Courtoisie)

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La chorégraphe Michelle Dorrance compose un véritable mix alliant concert et spectacle de danse.

Courtoisie

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La compagnie de l'Américaine Michelle Dorrance débarque enfin à Ottawa. Après avoir fait deux apparitions éclair à des festivals spécialisés au Canada, Dorrance Dance ramène ses claquettes au théâtre du Centre national des arts, les 14 et 15 octobre. Son ambition ? Revitaliser le genre encore trop souvent associé à Gene Kelly et Fred Astaire.

Les claquettes, pour les non initiés, ce sont d'abord ces grands moments de cinéma, ces comédies musicales qui faisaient swinguer les années 40 et 50. Alors, forcément, on s'imagine mal dans les chaussures de danseurs réunis sous l'intriguant jeu de mot en titre : ETM : Double Down. Que peuvent bien avoir à faire ensemble l'EDM (electronic dance music, NDLR) et la tap dance ?

Pour le savoir, il faut remonter aux sources de la création du spectacle avec Nicholas Van Young, un ancien danseur de STOMP, également musicien et chorégraphe.

« Nicholas a inauguré une nouvelle façon d'utiliser les instruments de musique en relation avec les claquettes, explique la chorégraphe. Au début, il les utilisait dans ses improvisations solo à titre de compositeur, ce qui n'était guère éloigné de ce que fait la fine pointe des DJ's en musique électronique avec le mix de différentes idées. En somme, leur paysage musical se ressemblait beaucoup. »

Trois musiciens et huit danseurs de claquettes (aussi musiciens, par définition) se relaieront plus de 90 minutes sur scène. On imagine l'impact de cette guirlande d'interprètes bondissant à tout-va...

Des claquettes pas à pas

Née dans une famille de danseurs, Michelle Dorrance n'a eu aucun mal à trouver sa voie. 

« Ma mère a ouvert une école de danse dès que je suis née, j'ai pu profiter des cours de ballet très jeune, se souvient-elle. Des ateliers divers étaient offerts et j'ai su très tôt que je voulais étudier les claquettes. » 

Bras levés, concentration du mouvement, suspension rituelle. Cette danse d'origine folklorique lance des gestes et des sons comme autant d'hameçons dans l'air. « Le mouvement demeure très organique, en relation avec le son que l'on cherche à créer », explique la chorégraphe. 

La forme de cette danse ne varie guère ; les bras sont utilisés comme des ailes pour soulever le corps, métaphorise Michelle Dorrance. 

« Il reste cependant beaucoup d'espace pour l'expression individuelle, nuance-t-elle. J'encourage les danseurs à explorer leur propre interprétation de ma chorégraphie. » 

Parmi eux, l'interprète de break dance et de hip hop Ephrat « Bounce » Asherie, mais aussi une choriste, un pianiste, un bassiste et un batteur. Concert ou spectacle de danse ? Certainement les deux ; la chorégraphe compose un puzzle qui déborde toutes les catégories. 

Elle promet limpidité gestuelle, rapidité jusque dans les détails, transformant le mouvement en une série d'ellipses lumineuses et musicales. Une « danse musique », selon sa définition, faite pour claquer haut et fort.

Pour y aller

Les 14 et 15 octobre, 19 h 30

Centre national des arts

613-947-7000 ; ticketmaster.ca

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