Ainsi créaient... Lepage et Gravel

Ce spectacle jouant entre théâtre et danse est né du désir commun de l'homme de... (Courtoisie, Daniel Parent)

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Courtoisie, Daniel Parent

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Ce spectacle jouant entre théâtre et danse est né du désir commun de l'homme de parole (Lepage) et de l'homme de mouvement (Gravel) d'essayer d'unir leurs mondes.

« Dans les spectacles de Frédérick, les danseurs sont mis en scène. Je sentais qu'il y avait un espace pour mon écriture, dans son travail », explique Étienne Lepage.

De son côté, Frédérick Gravel avait vu les pièces de Lepage (Rouge Gueule, L'Enclos de l'éléphant...) et s'intéressait à son propos, à sa manière de dire.

« On s'est surtout rendu compte qu'on était capables de penser ensemble », soutient Étienne Lepage.

De penser à deux pour évoquer le monde des arts, du salariat, comment être heureux et éviter la routine du quotidien. Pour s'intéresser à la société, en remettre en question divers enjeux. 

« À la base, on n'est pas partis de thèmes précis, mais de l'idée de relier textes et mouvements. »

Il était toutefois hors de question pour les deux complices que la gestuelle des quatre interprètes (Frédéric Lavallée, Daniel Parent, Marilyn Perreault et Anne Thériault) devienne une simple métaphore des émotions et opinions exprimées.

Humaniser la parole par le geste

Les quatre comédiens/danseurs prennent ainsi le public à témoin, l'interpellent, le renvoient à ses propres questionnements existentiels, sans pour autant lui offrir de réponses. Tout ça en se déhanchant sur du Jimi Hendrix, entre autres.

« Les gens voient chacun d'entre eux se débattre avec sa pensée, devant eux, sur scène. Le danger, dans une telle proposition où on fait tomber le quatrième mur, c'est de paraître très en contrôle, voire condescendant. C'est là que le mouvement chorégraphié par Frédérick prend tout son sens, puisqu'il humanise mes personnages, les rend touchants, drôles, crus, vivants, fragiles par leur attitude à cheval entre swag et doute », fait valoir le dramaturge.

Cela exige néanmoins des interprètes qu'ils n'assènent pas leurs propos, mais bien qu'ils y pensent « comme s'ils le faisaient pour la première fois ou qu'ils étaient sincèrement en train de se reposer la question ».

Toutes les préoccupations exprimées par les personnages sont les siennes, qu'ils traitent du rôle de l'artiste dans la société, de surconsommation, de justice, de tolérance ou de culture bourgeoise. « Mais je les exagère, les théâtralise ! tient à préciser Étienne Lepage. En fait, Ainsi parlait... est un appel à la réflexion critique dans un monde où il me semble y en avoir de moins en moins. »

Initialement présenté dans le cadre du Festival de théâtre des Amériques (FTA) à Montréal en 2013, Ainsi parlait... est accueilli par le Théâtre du Trillium.

Pour y aller

Les 14 et 15 octobre, 19 h 30

La Nouvelle Scène

613-241-2727; nouvellescene.com

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