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Surprise et déception au Festival Danse Canada

À La Nouvelle Scène, la chorégraphe Mélanie Demers,... (Courtoisie)

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À La Nouvelle Scène, la chorégraphe Mélanie Demers, directrice artistique de la compagnie MAYDAY, a présenté en avant-première Animal Triste, une coproduction du festival et une déception de taille.

Courtoisie

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CRITIQUE / Pour son édition 2016, le Festival Danse Canada a choisi de mettre en valeur «des oeuvres originales, passionnantes, inspirantes, provocantes et virtuoses».

Loin de s'enfermer dans un périmètre étroit, le programme amène le public à parcourir des champs esthétiques très variés en partant, en ce début de festival, à la rencontre du chorégraphe Frédérick Gravel (Usually Beauty Fails, samedi soir en ouverture) et d'Animal Triste de Mélanie Demers (lundi soir).

Deux pièces marquantes à divers degrés, qui nous font rire, émeuvent, dérangent, voire agacent prodigieusement. 

À La Nouvelle Scène, la chorégraphe Mélanie Demers, directrice artistique de la compagnie MAYDAY, a présenté en avant-première Animal Triste, une coproduction du FDC et une déception de taille. 

Dès la première scène, le spectacle diffuse une insoutenable pesanteur: pendant six longues minutes, les danseurs s'échinent à brancher les câbles des projecteurs encerclant le plateau. Pris dans ce labyrinthe technique, on attend... Jamais la lumière ne surgira véritablement. La suite de la chorégraphie tourne à vide, succession de tableaux à quatre interprètes sans idée directrice. Les danseurs semblent parfois mouliner à tout-va sans faire avancer le spectacle. Leurs corps-marionnettes se voient happés dans une hystérie gesticulante. En rang d'oignons désarticulé, ils prennent des poses simiesques, rejouent les profils à deux dimensions des fresques antiques. On cherche en vain la troisième, jusqu'à la déflagration sonore finale (insupportable).

Reste la sensation d'une machine sans conducteur, déroutée dans les paroles de la chanson Paradis Perdu de Jean Leloup... perdu, ça oui.     

Gravel en ouverture

Salle comble, samedi soir, pour accueillir la rockstar de la programmation, le montréalais Frédérick Gravel, aussi habile à la chorégraphie et à l'interprétation physique, qu'au chant, à la guitare et à l'harmonica...

Cet artiste hyperactif a livré un spectacle à l'image de son style: survolté, explosif souvent, parfois tendre, d'un anticonformisme jubilatoire. Car ils font rire, les danseurs et musiciens du Grouped'ArtGravelArtGroup, mais jamais comme des clowns ou des acteurs burlesques, nous mettant plutôt au bord du malaise lorsqu'ils jouent avec leurs sexes, l'air de ne pas y toucher, toujours adeptes de l'esprit décalé et du pas de côté.

Leur spectacle Usually Beauty Fails résume bien l'objectif du festival: un heureux métissage artistique où le festivalier se laissera surprendre au gré des représentations... agréablement ou pas.

Pour y aller

Quand? Jusqu'au 11 juin

Où? CNA et autres lieux

Renseignements: Billetterie du CNA, 613-947-7000 ou dansecanada.ca

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