75 années de ballet et de passion

Odile Le Duc, la nièce de la fondatrice... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Odile Le Duc, la nièce de la fondatrice Yolande Le Duc, dirige l'école de ballet qui célèbre cette année ses 75 ans d'existence.

Etienne Ranger, LeDroit

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Comme chaque année, ils sont plusieurs centaines, de 2 à 40 ans, à se préparer consciencieusement pour le spectacle annuel de l'École de ballet Le Duc.

Cette semaine, les performances programmées au Théâtre du Musée canadien de l'histoire du 20 au 22 mai revêtiront un caractère particulier pour Odile Le Duc, la directrice de l'établissement. 

L'école de danse - la première à voir le jour en Outaouais - célèbre ses 75 ans. Elle est devenue une institution dans la région. Qui ne connaît pas un enfant, ami ou famille étant passé à sa barre, à exécuter inlassablement les mêmes exercices? 

«Nous accueillons 350 élèves par an», partage la directrice et nièce de la fondatrice Yolande Le Duc. 

Tout a commencé il y a plus d'un demi-siècle dans le sous-sol de la maison familiale, au «116, promenade du Portage», précise-t-elle. 

«Yolande animait des cours dans la bibliothèque de la maison. Elle a ensuite ouvert un studio à Ottawa puis fondé The Ottawa Ballet Company. Elle avait commencé à danser sur les conseils de son médecin, pour soigner un problème de hanche et de posture.» 

En hommage à sa fondatrice, le spectacle annuel inclura une chorégraphie que Yolande a créée sur la musique de Faust, de Gounod. 

L'école a connu ses heures de gloire quand la grande danseuse et chorégraphe Ludmilla Chiriaeff est venue enseigner avant de s'installer à Montréal pour y fonder les Grands Ballets.

Odile Le Duc a choisi de reprendre le flambeau de l'entreprise familiale au départ à la retraite de sa tante. «J'ai toujours rêvé d'une école multiculturelle qui mélangerait les arts ensemble», dit-elle.   

Désormais, il y en a pour tous les âges et tous les goûts: cours de jazz, moderne, contemporain, step dancing, hip hop et classique - ces deux derniers étant les plus prisés. 

«Le classique reste la base de tout, insiste Odile Le Duc. On y apprend comment bien se tenir, se placer. Les élèves inscrits en classique auront plus de facilité que ceux qui n'en font pas.» 

Celles, devrait-on dire... Comme dans toutes les écoles de danse, Odile Le Duc a aussi du mal à recruter des garçons. Danse classique ou contemporaine, la mixité est difficile à cause sans doute de vieux préjugés qui lui collent à la peau. La directrice le reconnaît: «Sur 350 élèves, nous avons seulement trois ou quatre garçons inscrits.»

Des efforts ont été faits, l'an dernier, afin de constituer une classe exclusivement masculine. «Cette année, nous n'avons pas eu assez de candidats, mais nous proposerons de nouveau le cours à la rentrée», promet-elle.

La directrice compte bien transmettre avec brio le flambeau aux jeunes générations: «Après avoir célébré nos 75 ans, j'espère qu'on se rendra jusqu'à 100. J'y crois, nous avons une belle relève.»

Cap sur le centenaire!

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