Le tourbillon Noam

Noam Gagnon présente This Crazy Show à la... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Noam Gagnon présente This Crazy Show à la Cour des arts.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Noam Gagnon déboule en trombe dans le studio d'ODD, part se changer en courant, revient sur le plateau derechef, nous offre au débotté un échantillon de son spectacle, disparaît en coulisses enlever son costume, revient torse nu en se débattant avec son t-shirt et s'assoit. Il ne semble pas avoir le tournis et dissimule bien la fatigue des artistes qui vivent avec leur valise. Le chorégraphe/interprète répète actuellement This Crazy Show, un solo entouré de boules disco et présenté en première, du 12 au 14 mai, à la Cour des arts.

Un tourbillon de 13 tableaux expédiés en 70 minutes. Le public aura droit à: une chanson en italien, un film sur une femme bionique, une pièce dansée en jupette et talons aiguilles, un théâtre pour enfant, et plus encore. Retenez votre souffle!

Par où commencer pour dire une vie de travail consacrée à la danse? Le tableau donne le tournis.

Diplômé en danse de l'Université Concordia, à Montréal, Noam Gagnon part s'installer à Vancouver où il fonde The Holy Body Tattoo avec Dana Gingras. «Il n'est pas dit qu'on s'installera ici pour de bon», confiait-il, il y a 20 ans, à notre confrère Marc-André Joanisse. Le chorégraphe en rit désormais: «Finalement, j'y suis resté, commente-t-il. On avait des ressources, un studio, on voyageait beaucoup et Vancouver nous offrait un lieu isolé propice au travail de recherche.»   

Lorsque la compagnie connaît un ralentissement de ses activités, les codirecteurs se lancent dans des projets «satellites». En 1989, Noam Gagnon est invité à Ottawa par Peter Bonham rejoindre le Groupe de la Place Royale. Il y restera jusqu'en 1992 avant de repartir à Vancouver, mais garde de «grands amis» au Centre de danse contemporaine ODD. Le chorégraphe fonde en 2006 une nouvelle compagnie, Vision Impure, avec laquelle il présente un premier spectacle en 2011 dans le cadre de la Série Danse 10 d'ODD.     

Noam Gagnon livre tout en vrac, happé par les associations d'idées et l'excitation des bons souvenirs. Il cite Léonard Cohen, le film Léolo de Jean-Claude Lauzon, puis explique que le nom de sa compagnie Vision Impure renvoie à la recherche «de trames intérieures de moments pas forcément beaux». 

«J'ai créé beaucoup de solos, souvent à cause de restrictions financières, partage-t-il. La seule manière d'être capable de se recréer, c'est d'établir d'autres cheminements. Au lieu d'y aller dans la dureté avec des thèmes sociaux, cette fois j'ai cherché dans les strates de l'enfance pour recréer d'autres personnages, parfois animalisés.» 

Les anecdotes se précipitent quand il évoque sa pièce Monumental, qui a donné un nouvel élan à The Holy Body Tattoo après 10 ans de pause. Sur la carte de route de la récente tournée: Toronto, New York, Edimbourg, Los Angeles...  

Le chorégraphe poursuit, rêveur: «Si je pouvais, je ferais beaucoup de pièces de groupe.» Même en solo, Noam Gagnon ne résiste pas au plaisir d'incarner au moins trois personnages à lui tout seul. 

Le 14 mai, la représentation sera suivie de la soirée dansante ODDrageous, collecte de fonds pour ODD placée sous le thème «David Bowie». Vente aux enchères, cocktails, musique et extraits de chorégraphies clôtureront ce retour attendu de Noam Gagnon.

Pour y aller

Quand? Du 12 au 14 mai, 19h30

Où? Cour des arts

Renseignements: 613-233-6266

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