• Le Droit > 
  • Arts > 
  • Danse 
  • > Danser n'est pas un conte de fées, sauf que... 

Danser n'est pas un conte de fées, sauf que...

Jurgita Dronina incarne La Sylphide, héroïne de l'un des... (Courtoisie)

Agrandir

Jurgita Dronina incarne La Sylphide, héroïne de l'un des plus grands ballets romantiques.

Courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Giselle, Juliette, Cendrillon, Aurore la belle au bois dormant, mais aussi Odette/Odile dans Le Lac des cygnes et Nykia dans La Bayadère... À tout juste 30 ans, Jurgita Dronina a déjà dansé tous les grands rôles du répertoire classique. Au sein du Royal Swedish Ballet, du Dutch National Ballet et du Hong Kong Ballet. Ou du Ballet national du Canada (BNC), dont elle a joint les rangs l'an dernier.

À son impressionnante feuille de route professionnelle, la nouvelle danseuse principale du BNC ajoute aujourd'hui La Sylphide, héroïne de l'un des plus grands ballets romantiques. Ballet que le CNA présentera du 7 au 9 avril.

«J'ai l'habitude d'incarner des personnes réelles, alors que la Sylphide est une créature éthérée, appartenant à un monde parallèle, raconte Jurgita Dronina. Il faut donc que par ma façon de me déplacer sur scène, entre autres, je transmette cette impression de flottement au public. Comme si, quand je traverse la scène sur mes pointes, je marchais sur des nuages!»

Le jour de ses noces, James est réveillé par la présence de la Sylphide. Dont il tombe profondément amoureux. Au point de suivre la créature, qui l'y attire, jusque dans sa forêt.

Rendre vraie une perfection qui n'existe pas

Créée en 1836 au Danemark, La Sylphide allie amour pur mais impossible, vengeance et, inévitablement, drame.

Parce que les deux amoureux ne pourront jamais devenir amants.

«James ne doit pas toucher la Sylphide, explique la trentenaire. Or, si elle aime James de toute son âme et de tout son coeur, lui, il demeure un être de chair...»

Cet amour si pur qu'éprouve la Sylphide, la ballerine doit le faire ressentir «par une foule de petits détails» tant dans le port de ses bras que les mouvements de ses pieds.

«Tout est question de nuances, de délicatesse, mais aussi de précision et de clarté dans chaque geste pour bien rendre la pureté des intentions de mon personnage. Quand elle entraîne James dans la forêt, ce n'est pas par manigance, mais vraiment par amour.» 

La chorégraphie de Johan Kobborg, qui a revampé le conte il y a une dizaine d'années, s'avère particulièrement astreignante pour elle. «Tout rôle vient avec ses contraintes techniques. Je ne peux donc pas comparer la Sylphide à Giselle, par exemple. Mais je dois dire que c'est loin d'être le rôle le plus facile que j'ai eu à défendre!»

Ne serait-ce que parce que sauter comme Jurgita Dronina doit le faire pendant les 90 minutes de La Sylphide n'a rien à voir avec ce qu'elle a eu à exécuter auparavant.

«Dans ce ballet, les sauts s'effectuent dans une quête tantôt de hauteur, tantôt de longueur. Travailler ainsi à l'horizontale autant qu'à la verticale réclame beaucoup, sur le plan physique. Et puisqu'il s'agit d'une créature magique, je dois donc m'assurer qu'aussi exigeant que soit le mouvement, il paraisse aérien, léger et, surtout, facile!»

La ballerine soutient avoir «appris de nouvelles techniques, à plusieurs niveaux», grâce à ce personnage. «Je n'en suis qu'une meilleure danseuse aujourd'hui.»

Jurgita Dronina dansera avec Francesco Gabriela Frola (James) le soir de la première. Le duo cèdera par la suite la place aux couples Elena Lobsanova/Naoya Ebe (le 8) et Sonia Rodriguex/Harrison James (le 9).

Pour y aller

Où? Centre national des arts

Quand? Du 7 au 9 avril, 20 h

Renseignements: 1-888-991-2787 ou ticketmaster.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer