Hip hop la vie chez Wang Ramirez

La compagnie de danse Wang Ramirez est l'amalgame... (Courtoisie de Nika kramer)

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La compagnie de danse Wang Ramirez est l'amalgame de Honji Wang et de Sébastien Ramirez.

Courtoisie de Nika kramer

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Wang Ramirez. Le titre de la compagnie claque comme une insolite hybridation. Elle s'appelle Honji Wang, lui Sébastien Ramirez. Elle est allemande d'origine coréenne, lui français d'ascendance espagnole. Ils se sont rencontrés dans une salle d'entraînement pour danseurs hip hop, à Berlin. Il s'y rendait régulièrement pour s'exercer avec son partenaire de battle alors que Honji Wang goûtait à la liberté de mouvement que lui offrait le hip hop, après des années de formation en ballet classique. En 2011, les deux interprètes chorégraphes unissent leurs forces et créent Monchichi, à l'affiche de la série Face à Face du 25 au 27 février.

Monchichi qui? Les moins de 35 ans ont certainement connu ce petit singe à la fourrure synthétique et à la bouille en plastique suçant son pouce peu importe la fonction (peluche, porte-clé...). Monchichi ou Kiki, dans certains pays, doudou de plusieurs générations, n'a pas eu la même connotation pour Honji Wang.

«J'ai grandi en Allemagne dans un quartier d'immigrés où l'un de mes voisins me surnommait Monchichi, comme une blague raciste», partage-t-elle.

La danseuse en fera le creuset du premier spectacle qu'elle imagine en tandem avec son partenaire Sébastien Ramirez. Les deux font copiner la danse contemporaine et les mouvements de hip hop sur une carte postale atmosphérique. Ils écrivent ainsi leur histoire (d'amour aussi), celle de vivre ensemble avec des identités et des cultures différentes.

Un duo à la pointe

«En création, on avance ensemble, on s'appuie l'un sur l'autre», dit-il. «On place un caillou et on construit petit à petit à deux», complète-t-elle, joignant le geste à la parole, en entrevue sur Skype.

Tous deux abattent un atout monstre: ils ont signé une partie des chorégraphies de Madonna pour sa dernière tournée Rebel Heart Tour. «Elle a été inspirée par des tableaux que nous avions créés et nous avons été appelés pour auditionner à Paris», raconte Sébastien Ramirez. «Elle est stricte mais cool, très investie dans ce qu'elle fait et très proche des danseurs.»

Cette collaboration relève d'une certaine forme de consécration pour le hip hopeur qui a commencé dans les années 1995, à Perpignan, dans le sud de la France, loin des carrefours internationaux du genre.

«À l'époque, je pratiquais tout seul dans la rue, se souvient-il, il n'y avait pas Internet et le b-boying avait quelque chose de mystérieux».

Break dancer depuis l'adolescence, champion de France en 2007 au prestigieux Battle Red Bull BC 1 (et 16e au classement mondial), Sébastien Ramirez a également décroché un prix avec Honji aux Bessie Award, dans la catégorie Outstading Performance pour leur duo AP15 en 2013.

Leur récente collaboration avec Madonna leur ouvre déjà les portes du showbiz: il y a quelques jours, le designer Paul Smith s'affichait en leur compagnie le temps d'une séance photos pour un magazine de mode. La danse, c'est tendance.

Pour y aller

OÙ? Centre national des arts

QUAND? Du 25 au 27 février, 19 h

RENSEIGNEMENTS: Billetterie du CNA, 613-947-7000; Ticketmaster.ca, 1-888-991-2787

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