Canevas d'une vie consacrée à la danse

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On avait déjà évoqué dans ces colonnes le spectacle, Les Billes, de la compagnie Tara Luz Danse. Cette pièce onirique, ludique et familiale de la chorégraphe ottavienne Anik Bouvrette avait été présentée en 2012 au Centre des arts Shenkman, et l'y sera de nouveau,samedi pour deux représentations, à 14 h et 19 h. Nouveauté du jour : se greffera également au programme la pièce Canevas 5x5, proposée par la compagnie d'Halifax Mocean Dance. Pour cette chorégraphie d'une trentaine de minutes, la commande a été passée à Tedd Robinson, qui vient justement de remporter le Prix Walter-Carsen pour sa contribution à la danse canadienne. L'occasion de s'entretenir avec ce chorégraphe prolifique, qui fut un temps moine au monastère Hakukaze soto zen d'Ottawa et qui réside toujours dans la région.

L'artiste insuffle d'ailleurs une philosophie bouddhiste à tout ce qu'il entreprend et n'hésite pas à répondre que la seule chose qu'il ait apprise au cours de ces années monacales, « c'est de ne rien savoir ». Une gageure pour l'intervieweur...

Une coquette récompense

« C'est la reconnaissance la plus importante que j'aie jamais reçue, j'étais sous le choc quand j'ai appris la nouvelle », raconte le chorégraphe.

Ce dernier dit d'ailleurs avoir déjà rencontré Walter Carsen de son vivant. « C'était un homme merveilleux, humble et de bonne humeur », se souvient-il au sujet de ce philanthrope et homme d'affaires torontois à l'origine du prix.

Décerné chaque année, selon un cycle de quatre ans par discipline (danse, théâtre, danse, musique), le Prix Walter-Carsen, d'une valeur de 40 000 $, récompense l'excellence et la carrière exceptionnelle d'un artiste professionnel canadien. Cette année, le jury a tenu à souligner non seulement la vision artistique du chorégraphe, mais aussi son rôle de mentor au sein de la communauté en danse.

En tant que directeur artistique, Tedd Robinson a travaillé auprès d'artistes de renommées nationale et internationale (Louise Lecavalier, Margie Gillis, Ame Henderson, entre autres), en plus d'offrir des services de consultation chorégraphique qui ont bénéficié à plus d'une quarantaine de chorégraphes.

De 2005 à 2012, il a mis sur pied La B.A.R.N., un espace scénique en milieu rural voué à la création, aux résidences et à l'interprétation. 

L'an dernier, il a fondé le Centre Q: A Centre for Questioning, un lieu de recherche pour la danse et la musique.

« Au début des années 1990, le mentorat en danse n'était pas très répandu. Quand j'ai réalisé que j'avais besoin d'aide pour mes propres chorégraphies, j'ai pris conscience de l'importance de cette fonction. »

Quant à sa collaboration avec la compagnie d'Halifax Mocean Dance, celle-ci a bénéficié du sentiment privilégié que Tedd Robison entretient avec la capitale de la Nouvelle-Écosse. « J'y ai présenté mon tout premier solo, se souvient-il. J'aime l'ambiance qu'inspirent les Maritimes, le vent, les vagues, la pluie, cette impression aussi de désolation. »

Au rythme enjoué d'une musique traditionnelle écossaise, la pièce Canvas 5 x 5 s'inspire des femmes de marins qui attendent le retour de leur époux.

Le chorégraphe sera également à l'affiche du Centre national des arts, en mai prochain, pour Facets, présentée par sa compagnie 10 Gates Dancing Inc.

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